dimanche 8 novembre 2009

Bon anniversaire à la chute du mur de Berlin et à moi même !





À l'occasion des 20 ans de la chute du mur de Berlin et de mes 21 ans (vous pouvez me remercier, c'est ce que j'ai demandé en cadeau lors de mes un an : "faites tomber le mur s'il vous plait", ont été mes premiers mots, si, si !)....
 Je vous propose un petit reportage photo de ce qu'il reste du mur de Berlin côté Est. Ce reportage a été réalisé lors d'un voyage à Berlin que j'ai fait en Juillet 2008.
Il s'agit de la East Side Gallery, (sur la Mühlenstrasse, quartier Friedrichshain), morceau du mur de Berlin de 1,3 km de long, sur lequel plus de 100 artistes venus du monde entier ont peint après la chute du mur. La première peinture a été réalisée dès 1989, par Christine Mac Lean.
Les 2 tiers des peintures sont abîmées par l'érosion, ou des graffitis. Mais une organisation a déjà permis la restauration d'1/3 des dessins dès l'année 2000.
Je vous laisse apprécier!
















dimanche 1 novembre 2009

Berlusconi et la liberté de la Presse en Italie (1/2)


La France a été classée 43e dans le classement annuel de RSF sur la liberté de la presse, mais l’Italie… 49e !

Silvio Berlusconi contrôle les deux plus grands groupe télévisés d’Italie : Mediaset, groupe médiatique dont il est le fondateur et propriétaire, et la Rai, dont il détient les 3 plus grosses chaînes, où sont placés à la direction ses plus fidèles amis. Mediaset et la Rai détiennent 88% des part d’audience en Italie.
Or en Italie, la Télévision, c’est un culte. Elle est partout. Dans le salon, mais aussi dans la cuisine et dans sa chambre. Elle est allumée 24/24h. Selon plusieurs sondages, 70% des italiens se forment une opinion par la télévision.
Berlusconi est également le propriétaire de Il Giornale, l’un des principaux journaux de droite…

Berlusconi et Mediaset
Silvio Berlusconi est le propriétaire et le directeur de Mediaset, groupe de media détenant 44% des parts d’audience de la TV en Italie.
Mediaset contrôle les principales chaînes de télévision Canale 5, Italia Uno et Rete 4. Le goupe fait partie de la holding Finivest, empire financier de Berlusconi.
Marina et Piersilvio Berlusconi, ses deux aînés, occupent des postes de direction à Mediaset et Finivest. En Italie, ce qui compte par dessus tout, c’est la famiglia ! 

L'affaire Mediaset

Le 26 avril 2005, le Parquet de Milan demande le renvoi de Silvio Berlusconi dans une affaire de droits de retransmission impliquant Mediaset.
Selon les magistrats, Mediaset a artificiellement gonflé, grâce à des sociétés écrans off shore, le prix d’achat des droits de diffusion de films américains. Le groupe de Berlusconi aurait pu ainsi constituer des caisses noires à l’étranger et diminuer en Italie ses bénéfices afin de payer moins d’impôts ! L’affaire remonte à 1994-1995, mais Berlusconi avait été acquitté en 1998.
L’affaire devient « affaire David Mills » lorsqu’on apprend qu’il a versé 60 000 dollars en 1997 à l’avocat David Mills en échange de faux témoignages et de la destruction de documents lors des procès intentés contre lui en 1997 et 1998.
Berlusconi est cité à comparaître début décembre 2005  par le parquet de Milan mais ne se rend pas à la convocation. Ce n’est qu’en octobre 2007 que Silvio Berlusconi et David Mills comparaissent devant le tribunal de Milan.
Or, Silvio est réélu Président du conseil en avril 2008, après la chute du gouvernement démocrate de Romano Prodi (2006-2008). Trois mois après, le 23 juillet 2008, le Cavaliere fait voter la fameuse loi Alfano lui garantissant l’immunité judiciaire tant qu’il occupera la fonction de Président du Conseil.
Tiens donc ! Aurait-il quelque chose à se reprocher ?


Berlusconi et la Rai : Tv publique ou TV d’Etat ?

L’ «edit Bulgare »
En avril 2002, Berlusconi est en visite officielle en Bulgarie. Il accuse alors trois journalistes de la Rai de faire un usage criminel de la télévision publique par leurs attaques et provoque leurs licenciements.

2007 : une entente entre Mediaset et la Rai
L’affaire éclate en 2007, mais remonte à 2004-2005. Des écoutes sont effectuées dans le cadre d’une enquête judiciaire, et montrent que des proches du Cavaliere, occupant des postes de direction à la Rai, s’entendent avec la direction de Mediaset avant de prendre des décisions éditoriales, notamment lorsqu’il s’agit de couvrir la vie politique ou privée de Berlusconi, alors Président du Conseil.
Au banc des accusés, Deborah Bergamin, ancienne assistante de Berlusconi et à l’époque responsable de la programmation de la Rai, et l’ancien directeur général (2003-2005) de la TV publique Flavio Cattaneo.


La Rai aujourd’hui 
Dans un article du journal Le Monde daté du 21 octobre, (dont je m’inspire fortement) Alessandra Mancuso, journaliste au JT de Rai Uno, témoigne : « « Nous traversons le pire moment de notre histoire (…) Depuis le retour de Berlusconi, nous avons de moins en moins d’autonomie et d’indépendance ». La journaliste ajoute : « Les médias, et particulièrement la télévision, sont son obsession. Le problème est qu’il contrôle directement la Rai, où il a placé à sa tête des hommes de confiance».

Que le pouvoir ait été de gauche ou de droite, la Rai a toujours entretenu des relations étroites avec le gouvernement. Depuis 1945 et jusqu’aux années 1990, c’est la Démocratie chrétienne, au pouvoir sans interruption, s’était attribuée la chaîne Rai Uno. Le Parti Socialiste lui détenait Rai Due, et Rai Tre, créée en 1979, est attribué au Parti communiste. Cet arrangement entre politiciens venait en fait d’une loi votée au parlement, sous le prétexte du principe de « lotizzazione », qui garantit le pluralisme du service public.

À présent, la Rai semble être devenue une marionnette entre les mains du Cavaliere. Il y nomme ses amis fidèles, partisans politiques, s’invite à sa guise sur les plateaux….
Afin de renforcer sa mainmise sur le groupe audiovisuel, le Président du Conseil a choisi de l’étrangler financièrement, en décidant de ne plus augmenter la redevance, pourtant l’une des plus basses d’Europe (107euros).

Dernièrement, Berlusconi a également imposé une alliance entre la Rai et son groupe Mediaset pour contrer l’expansion audiovisuelle du mania des medias Ruport Muroch en Italie.

Pendant les récents scandales liés à Noemie Letizia ou ses escort girls, il n’a d’ailleurs pas hésité à s’inviter sur les plateaux de la Rai, au TG1 (journal télévisé de Rai Uno), qui rassemble quotidiennement 7 millions de téléspectateurs.

Michele Santoro, journaliste politique et animateur de nombreux magazines sur la Rai, a été licencié en 2002.  Toujours la même chanson, Berlusconi lui reproche « de faire un usage criminel de la télévision publique ». Il est finalement réintégré sur Rai Due en 2005, après une décision de justice. Avec son magazine hebdomadaire « Anno Zero », qui connaît des records d’audience, le journaliste a repris sa bataille contre Berlusconi. Il n’a pas froid aux yeux : la direction a pourtant suspendu les contrats des journalistes qui y collaborent.
Fin septembre, 7 millions de téléspectateurs suivaient avec attention le récit des filles qui ont fréquenté les soirées du Président du Conseil. Patrizia D’Addario, la calll girl ayant passé une nuit avec le Cavaliere, avant d’être candidate sur une liste berlusconienne au conseil municipal de Bari,a déclaré pour la 1e fois que Silvio « connaissait son métier », ce qu’il a toujours nié.


Le 3 octobre, une manifestation pour la liberté de la Presse a rassemblé 100 000 personnes à Rome. En direct, Augusto Minzolini, le directeur du TG1, placé à ce poste par le Cavaliere, avait alors parlé d’«une manifestation incompréhensible dirigée contre Berlusconi ». Indignés, des journalistes de la Rai, de droite comme de gauche, ont obtenu que le Comité de la Rédaction oblige la chaîne à faire valoir un point de vue opposé. Le directeur du TG1 a été convoqué par le Comité de vigilance de la Rai, se faisant simplement rappeler à l’ordre.

Lors de la manifestation, de nombreuses pancartes indiquaient « Nous sommes tous des canailles ». Allusion ironique aux propos de Berlusconi, lorsqu’il faisait référence à certains journalistes de la Rai…

« Vous êtes au journalisme ce que la chaise électrique est à la Vérité’ a ironisé l’ancien juge Antonio di Pietro, fondateur du parti d’opposition « Italia dei Valori », à propos de Bruno Vespa (ancien directeur du TG1) et Augusto Minzolini. Depuis, Rai Uno est dans l’obligation de ne plus diffuser des images de Di Pietro et des activités de son parti !

Enfin, mercredi 7 octobre, un arrêt de la Cour Constitutionnelle lève l’immunité judiciaire de Berlusconi. Quelques heures après, il s’invite par téléphone à l’émission « Porta a Porta » de Bruno Vespa, un de ses fidèles amis. Il n’hésite pas à dénoncer « les toges rouges », « la justice de gauche »… Allant bien plus loin que Sarkozy avec Arlette Chabot sur France 2, il insulte Rosy Bindi, vice présidente de la Chambre des députés, et députée du Parti démocrate (centre gauche), qui le contredisait : « Vous êtes plus belle qu’intelligente ! », avait-il lancé. Sur le plateau, personne ne réagit. La députée ne se laisse pas démonter et lui rétorque : »Évidemment, je suis une femme qui n’est pas à votre disposition », faisant référence à l’affaire des call girls qu’il aurait engagé. 

Berlusconi et la liberté de la Presse en Italie (2/2)


Berlusconi et la Presse

Tout d’abord, nous observerons qu’il existe 11 journaux de droite :  Il Giornale, Libero, Il Foglio, Il resto del Carlino, La Nazione, Il giorno, Il Tempo, La padania, Il sole 24 ore, et l’hebdomadaire Panorama.
Nous avons ensuite 5 journaux de centre droite : Il Corriere della Sera, la Stampa,Il Messaggero, l’Osservatore romano.
Et à gauche… seulement 5 journaux : la Repubblica, l’Unità, Il Manifesto, Liberazione, l’Espresso.
 Je fait alors une recherche pour savoir qui est le directeur du principal journal de droite, Il Giornale. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert que depuis 1987, la famille…
BERLUSCONI en était propriétaire ! Nous parlons du 7e journal d’information le plus diffusé en Italie…
Le directeur de Libero quant a lui, est Vittorio Feltri. Ce charmant homme rencontre Paolo Berlusconi, éditeur de Il Giornale en 1994, qui lui propose la direction du journal. Il y reste jusqu’en 1997 puis en 2000 il fonde Libero, journal libéral conservateur, qui n’hésite pas à défendre Berlusconi régulièrement. D’ailleurs, il finit par quitter la direction en 2009, pour revenir à la direction d’Il Giornale.
C’est Maurizio Belpietro qui lui succède comme directeur de Libero. J’apprends qu’il était vice-directeur avec Feltri d’Il Giornale, en 1994 !
 Venons en à Il Foglio. Le directeur du journal est Giuliano Ferrara, ancien communiste devenu l’un des plus fidèles du Cavaliere. Il est ministre des « rapports avec le Parlement » lors du premier gouvernement de Berslusconi en 1994.  De ministre, il passe rapidement à conseiller du Président du Conseil !

C’est pourquoi je ris lorsque Berlusconi déclare que la presse écrite est« contrôlée à 85% par la gauche » !

Récemment, il a réclamé en Justice 1 millions d’euros de dommages et intérêts aux quotidiens La Repubblica et L’Unità pour la publication de questions sur sa vie politique et privée. Par ailleurs, Berlusconi a également déposé des plaintes contre le quotidien El Pais, en Espagne, qui avait publié des photos de filles nues lors des soirées du Président du Conseil dans sa résidence privée en Sardaigne, la villa Certosa. Le Président du Conseil s’est même attaqué à notre hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, pour un article intitulé « sexe, pouvoir, et mensonge », relatant une possible infiltration de la mafia russe au sein de l’Etat italien…

Réactions et dénonciations internationales
"Etant donné que Mediaset et la RAI totalisent environ 90% des parts d'audience de la télévision et plus des trois quarts des ressources de ce secteur, M. Berlusconi exerce un contrôle sans précédent sur le média le plus puissant en Italie", avait dénoncé dans une résolution le 24 juin 2004 l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Cette assemblée portait sur la monopolisation des médias électroniques et la possibilité d’abus de pouvoir en Italie. Le 22 avril 2004, une résolution du Parlement européen sur les risques de violation, dans l’UE, de la liberté d’expression et d’information, fait les même observations sur le duopole Rai et Mediaset.
Le 21 septembre 2009, le représentant de l’Osce pour la liberté des médias a sommé le Président du Conseil italien de retirer ses plaintes contre La  Repubblica et l’Unità.  «Le questionnement permanent, même partisan, est un instrument de la fonction corrective des médias. Le droit de savoir du public inclut inévitablement le droit des médias à poser la question», insiste le représentant de l'OSCE dans un communiqué.
De même, l’Institut International de la Presse, le 7 octobre, a appelé Silvio Berlusconi à abandonner ses poursuites des médias le critiquant, et à garantir l’indépendance de la RAI. «L’IPI exhorte l’Italie à mettre rapidement en place des mécanismes garantissant l’indépendance éditoriale de la radio-télévision publique et appelle le Premier ministre italien à renoncer à sa plainte pour diffamation contre La Repubblica », a déclaré son directeur, David Dadge, dans un communiqué
Jeudi 8 octobre, le Parlement européen devait débattre sur le liberté de la Presse en Italie, malgré l’opposition des élus de droite. La question du duopole Rai et Mediaset sera notamment en ligne de mire : une loi européenne pour limiter les concentrations sera proposée.



Manifestation pour la liberté de la presse, la loi Alfano invalidée par le Conseil Constitutionnel, une lueur d'espoir?

« Non à la laisse ! » disaient les slogans de la manifestation pour la liberté de la presse  , le 3 octobre, à Rome. Elle a tout de même rassemblé 100 000 personnes. Preuve qu’une bonne partie de la population n’est pas dupe et souhaiterait un réel changement. L’intervention de Roberto Saviano , auteur du célèbre Gomorra ( et mon idole, vous le comprendrez bien vite !), a du réveiller les consciences.  Je rappelle au passage que cet auteur vit à présent caché, escorté de cinq gardes du corps, après avoir écrit un livre sur la Camorra, mafia napolitaine. Il est en danger de mort. Il sait donc de quoi il parle, lorsqu’il déclare:  «la vérité et le pouvoir ne coïncident jamais ».


Peu de jours après, le mercredi 7 octobre, un arrêt de la Cour Constitutionnelle lève l’immunité judiciaire du Président du Conseil : la loi Alfano est déclarée inconstitutionnelle .
Un premier pas de la justice pour contrer les excès de Berlusconi ?
En tous cas, cela a permis de rouvrir le dossier de l’Affaire David Mills (voir plus haut).

En attendant, in bocca al lupo (bonne chance) et courage aux défenseurs de la liberté de la presse en Italie !

mercredi 21 octobre 2009

Liberté de la Presse : La France classée 43e par RSF

Reporters sans frontières vient de publier son 8e classement mondial de la liberté de la presse. La France n'est classée que 43e, perdant 8 places par rapport à l'année précédente. Devant elle, se trouvent de jeunes démocraties africaines comme le Mali, l'Afrique du Sud, le Ghana ou latino-américaines comme l'Urugay,Trinidad et Tobago. Surprenant, non?

Toutes les formes de violation de la liberté de la presse sont abordées, de septembre 2008 à Août 2009. 

Lorsqu’on observe le rapport de notre actuel Président avec la Presse, le classement de RSF n’est plus si surprenant.

Voici quelques rappels...

 Février 2008 : lorsque Le Nouvel Observateur –fait l’erreur- de révéler une rumeur selon laquelle Sarkozy aurait envoyé un texto à Cécilia, la fameux « si tu reviens, j’annule tout », Sarkozy s’empresse de porter plainte au pénal contre l’infâme journal menteur. Pour sa défense, le journal devra révéler sa source… Rappelons l’article 109 du code pénal français : "Tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine"…

13 Février 2008 : les locaux de France Inter sont perquisitionnés pendant les grèves du service public, afin de saisir les CD d’une émission sur la mort du journaliste Jean Pascal Couraud, ayant notamment enquêté sur un supposé compte japonais de Jacques Chirac.

26 juin 2008 : le chef de l’Etat décide de faire nommer par le gouvernement le Président de France Télévisions !

30 juin 2008 : Rue89 récupère une « vidéo off » de Nicolas Sarkozy, juste avant une interview sur France 3Le Président y fustige le service public, s’assure que tel ou tel sujet sera bien abordé, et rappelle sa protestation contre la « mise au placard » d’un journaliste… Sur pression de l’Élysée,  les avocats de  France 3 somment Rue89 de leur révéler comment ils se sont procurés la vidéo, ainsi que de la détruire. France 3 a également porté plainte contre X pour « vol, recel et contrefaçon ». Ce qui a entraîné la convocation de 4 journalistes de Rue89 et de la chaîne télévisée à la police judiciaire.

Début octobre 2008 : neuf mises en examens ont lieu à Médiapart à la demande de dirigeants de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne.

29 novembre 2008 : Vittorio de Fillippis, un journaliste de Libération est humilié par la police.  Directeur de la publication pendant la période de transition July-Joffrin, il est considéré comme responsable de tout ce qui fut publié à l’époque.  Dont une  affaire de diffamation à l'encontre de Xavier Niel, fondateur de Free, le fournisseur d'accès à Internet… Ce qui lui vaut d’être mis en garde à vue.

23 janvier 2009 : Sarkozy présente aux journalistes les mesures gouvernementales en faveur de la presse, suite aux Etats Généraux de la Presse. "Votre indépendance, vous la mettez en berne un jour comme aujourd'hui, lorsqu'il s'agit de venir quérir des subventions".  La couleur est vite annoncée…

23 septembre 2009 : Sarkozy humilie Arlette Chabot en public. Après un entretien télévisé à France 2, en coulisses, devant d'autres personnes, Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, B.Kouchner, ont une discussion animée à propos de leurs désaccords sur l’Iran. Arlette Chabot  directrice générale de le chaîne, ironise « cela fait un beau débat sur France 2 ». Nicolas Sarkozy, manifestement, pique une crise de nerf, en se plaignant de l’absence de « vraies émissions politiques » dans le service public.

16 octobre 2009 : (auto)censure ?  Les commentaires des internautes du Figaro.fr, à propos d'un édito d'Etienne Mougeotte  sont supprimés. Le directeur des rédactions du Figaro signe un édito défendant explicitement Nicolas Sarkozy, actuellement désapprouvé au sein de sa majorité. Les commentaires des lecteurs, très critiques, mais rarement insultants, sont effacés : on passe de plus de 140 commentaires à 76.

Enfin, n’oublions pas que Martin Bouygues, patron de TF1, Lagardère, patron du groupe gérant Paris Match, Europe 1, Le Journal du dimanche, Serge Dassault, propriétaire du Figaro, et Bernard Arnault, propriétaire des Echos et de la Tribune, sont tous des amis proches de Nicolas Sarkozy.

De plus, est-il acceptable qu’en France, des groupes industriels possèdent les journaux, au lieu de vrais groupes de presse comme il en existe au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 7 octobre 2009